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Houellebecq, pardon
(un certain mardi 16/04/2013 19:19)

*Configuration du dernier rivage

on se torche comme la mort se dessine
sortons nos sextant et nos compas,
scions la jambe de l’impatience
sur la carte au trésor de l’état
le sang versé et les augures
cartomanciennes droguées putes soules
écrasées de femelles à la montmartroise
badigeon des murs crades
couverts de mouches vertes ou bleues
abusivement leurs petits oeufs collent
tiens, j’en ai dans l’oeil
raclons bien avec les incisives
ce qui prime c’est d’être aveugle
aveugle sourd muet pour bander mou
mais bander quand même
quand la mort me baise

[ pastiche lancé sur le *titre du dernier opus de Houellebecq Michel ]

neige d’équinoxe

21 mars 2013

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© Catrine Godin: Neige et traces de bottes
œuvre éphémère – équinoxe de printemps 2013

NewZinZoliNe

18 mars 2013

Zizoline: # 4

Le quatrième numéro de Zinzoline est en ligne ici (
http://fr.calameo.com/read/00031095948fc824098f6
).

zinzo-04cv

Les deux cent quarante-quatre pages de ce numéro n’auraient pas existé sans la contribution de :
Arno
Marie Béal
Christiane Berti
Fernando Bronchal
Éric Bruth
Jean-François Chérel
Éric Couillandreau
Franck David
Silvana di Martino
Jean-Yves Gallion
Cathy Garcia
Catrine Godin
Flavie Godin
Jocelyne Hermilly
Denis Heudré
Ghislaine Lejard
Christine Le Roy
Catherine Lippinois
Christian Lippinois
Jean-Marc Malaganne
Nadu Marsaudon
Christophe Pilard
Henri Plandé
Robert Smith
Renaud Solacroup
Jacques Soulard
Pierre Verny
Yves Veyry

Sans oublier la participation involontaire de Jean-Luc Aribaud, Huguette Bertrand, Buz Carter, Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, André du Bouchet, Stanislav Freidin, Kamal Zharif Kamaludin, Milan Kundera, Xavier Lainé, René Magritte, Octave Mirbeau, Bernard Noël, Jean-Claude Pirotte, Jean-Michel Platier, Nicolas Tardy, Oscar Wilde, Marguerite Yourcenar.

Bonne lecture.

Alain Cotten / Zinzoline, revue incertaine
revue.zinzoline@free.fr
Pour découvrir Zinzoline : Z #1 | Z #2 | Z#3
alain-cotten.over-blog.com

Que du blanc

8 mars 2013

"Que du blanc" d’Animo Plex (Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal) from Printemps des Poètes on Vimeo.

15 MARS / Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal (Montréal) / 20h

QUE DU BLANC
[Spectacle littéraire]
Avec Fabien Maheu et Guillaume Michelet (France)
Poésie performance numérique dans laquelle les performeurs joueront avec les sons et les images, où les mots se combineront à la musique et à la vidéo pour composer des rythmes et textures inédites, donnant au spectateur l’occasion d’un voyage fascinant entre poésie sonore, théâtre et installation vidéo. Ce sera l’exploration fulgurante d’un univers mental désordonné où les souvenirs et les prises de conscience se succèderont dans un paysage de représentations aux allures mythologiques.

Les TranAtlantiques

27 février 2013

Dévoilement 4 – "Les TransAtlantiques" de Productions Rhizome (Qc) et Transcultures (Be) from Printemps des Poètes on Vimeo.

21 & 23 MARS / LE CERCLE (228, rue Saint-Joseph Est) / 20 h
LES TRANSATLANTIQUES

[Spectacle littéraire]

Une présentation du Printemps des Poètes et de Productions Rhizome, en coproduction avec Transcultures et avec le soutien de Wallonie Bruxelles International
Avec Hervé Bouchard, Jean-Marc Desgent, Érick d’Orion et Martin Tétreault (Québec) ainsi que Sébastien Dicenaire, Gauthier Keyaerts, Stephan Ink et Werner Moron (Belgique)

Les TransAtlantiques, ce sont de longs courriers échangés entre un auteur et un artiste audio. Une relation épistolaire interdisciplinaire entre le Québec et la Belgique, une création s’échafaudant au fil des échanges – toujours à distance – jusqu’à la rencontre live, ici, à Québec, durant le Mois de la Poésie. La distance comme un élan, le résultat comme un choc.
Évènement Facebook:
Site Internet: moisdelapoesie.ca

19 février 2013





tous les jours nous plantons 

de petits clous ou des épingles

dans nos membres et nos articulations

nous marchons sur les trottoirs

et de longs en large des trottoirs

en émettant des sons brefs 

très aigus ou bas et longs

quand nous entendons un son 

qui répond aux nôtres

nous nous précipitons 

pour échanger son pour son



en regardant le blanc et la couleur

dans nos yeux grands écarquillés

alors on sent très bien 

nos petits clous et nos épingles

plantés dans le corps de l'autre 

en même temps que dans le nôtre

et nous pouvons marcher un peu 

en nous touchant doucement

et en frôlant nos mains 

et nos visages en évitant 

tous les endroits de nos corps 

où sont plantés tous les jours








et j’en rajoute!

aux tueuses de tout acabit qui se la croit
j’vous emmerde jusqu’aux ras des yeux
autant celles qu’aiment pas les femmes
et autant celles qu’aiment pas les hommes
aux cracheuses de venin et de mépris
qui mentent et font semblant
qui font semblant d’être vivantes
qui se cachent à elles-mêmes leur dédain!
aux femelles moralistes de tout genre
à celles qu’ont des hoquets pour inconvenances
à celle qui sauvent leurs apparences,
aux froides endurcies autant qu’à celles qui ne sont qu’un cul
aux petites réductions soumises des monticules sous les tapis
aux biens pensantes de chez La Torpeur
aux mornes coincées dans leurs croûtes
aux pudibondes saintes nitouches de la poésie stérile
à celles qu’ont le coeur enfoncé dans le soulier
à celles qu’ont même peur d’accoucher!
à celles que donner le sein dégoûtent
à toutes celles qui s’empêchent d’être
sous prétextes soucieux du social et de l’image
à toutes celles qui tapent sur les mains de leurs semblables
qui se cachent les yeux la bouche les oreilles
cachez-vous quand ça hurle
à toutes celles qui empêchent les autres de s’exprimer
aux petites lopettes écrasantes de femelles de mes deux
aux contrôlantes insécures qu’ont peur de leur nature
et qui étouffent leurs comparses naturelles et sans brides
aux tordues dans le corset mental qu’oblige le poétically correct
à celles qui se vantent d’être mieux
à celles qui pensent vraiment être mieux
aux grenouilles de bénitier à la sauce rance
aux peureuses, aux envieuses,
aux jalouses, aux méchantes
qui font en sorte de maintenir des moeurs lobotomisantes
la tête dans le sable ou dans le cul d’un autre
plutôt que de relever la tête et dire
qu’elles ont du chien et de la louve
qu’elles ont des couilles plus grosses que ces messieurs
et que c’est pas une raison pour écraser
ni les hommes!
ni les femmes!
ni personne!

racailles! mémères! gangrènes!
ostie d’bande d’hypocrites

(bordel, j’enrage!)

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