Derniers Articles »

[ ver d'âtre ]

à d. i. v.

ver d’âtre: n.m. littérature, utilisé rarement; le ver d’âtre
est une lame parfaite pour entailler la chair d’un poème.
¤1[s.lit.]: éclisse métaphorique pour déchirer le glissant
d’une pente; ¤2[s.fig.] employé afin de faire creuser les
autres pendant qu’on siffle une petite bière fraîche; ¤3
[courant](sci.& psy.): pendant du ver informatique, le
ver d’âtre est psychologique, il active des sous-pro-
grammes de routines des implants web. dites sociales
et/ou reptilienes; ¤4[éthologie]: depuis 2024 le ver
d’âtre a été reconnu comme un symptôme de morbi-
dité chez le concombre de mer, il est apparu que son
discours en devient zozotant, suivi de spasmes mous.

Nouveau dictionnaire des couleurs littérales.
Éditions des Fouteurs de Trouble.
version augmentée 2056. dépôt légal ZPo8-2056.

(l’art de traiter l’holothurie)

…viens

 
 «qui berce un astre tombé ou déchu?»
 
 
 
- chant pour Météor*
 
 
 
 
viens m’enrouler dans tes fourrures
m’ensevelir
sous tes noirs terreaux
et gisante
en tes parfums je retrouverai
mes ruisseaux          illuminés
 
alors je serai ta Forêt
 
 
 
 
*
 
 
 
..viens, les oiseaux meurent si lentement,
viens, en plein vol ils meurent, 
lancent leurs petits cris dans ma bouche
en plein vol dans ma bouche ouverte,
comme le vent mugit depuis tes hanches,
ô ma nuit depuis tes hanches sois le souffle
celui que je n’ai plus, mon seul 
tout contre les dents bleues des séracs,
sois cette falaise  -  qui me jette à moi-même
et dans la montée véloce des sols –  
tes incandescences propulsées,
fais que je sois les arbres nus
élancés sous l’orbe incendiaire ou
mille renards étendus en un lac doux
respirant sous ton oeil mi-clos 
et je lècherai le sperme comme un loup lèche sa plaie
je lècherai toutes tes peaux jusqu’au sommeil
où les bras polaires de la mort s’abolissent un instant 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
… et parmi tes fulgurances, les dents couvertes du sang des dernières joies de la nuit, déchirées, maculées de salive, de foutre, rendues à elles-mêmes par leurs propres chairs mangées, sucées, rendues en elle-mêmes par le carnage véritable que tu leur fais et qui les révèle, ce désordre de leurs mises, l’ouverture irrémédiable entre leurs cuisses, cette pénétration de foudre luisante, cet empalement sur le jour qui s’immole, qu’est-il d’autre que la beauté convoquée, la folle beauté, ses fumerolles invisibles quand, les lèvres ruisselantes de soifs et de superbes, la langue déliée dans le jouir où toute l’absence se vautre, elles te vomissent comme une étoile…
 
 
 
 

tango/blanc

 
 
 
 
nous commençons, comme un mur blanc de pure réflexion
 
 
 
 
blanc de blanche blancheur
est-ce le plein est-ce le vide
ce blanc des blancs
mille lumières ou mille noirceurs
quand s’étroicissent des couloirs d’heures
cent fois plus large que tes yeux
cent fois plus vaste que
les mots vastes dans ta bouche
combien de fois plus ouverts
que tes belles mains
 - ni blanches ni rien – juste belles
comme juste le blanc
 
 
 
 
 
 
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc                                      blanc blanc
blanc blanc                                      blanc blanc
blanc blanc                                      blanc blanc
blanc blanc                                      blanc blanc
blanc blanc                                      blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
 
 
 
 
 
nous recommençons en effaçant le mur blanc et la réflexion
 
 
 
 
 
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc blanc
 
 
 
 
 
quoi que tu traces tu dessines une mémoire
est-ce le plein est-ce le vide
cette blancheur, espacement ou épaisseur
quelques lueurs en quelques rames
combien de rames et combien d’heures
combien de jours noirs et de nuits blanches
pour une mémoire …comme la mer
 
 
 
 
nous ne terminerons rien                
                            que l’effacement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 ______________________________________________
 
nota a : ne remplacez pas mentalement étroicir car malgré le fait que le verbe n’existe pas dans la langue française, il est utilisé dans la langue orale québécoise - et s’il sonne étrangement il est joyeux à dire et à conjuguer; veuillez donc pardonner mon caprice…
 
nota b : je remarquai aujourd’hui et avec drôlerie que du vocable ou néologisme non-admis nul n’en pipât mot au premier lieu où a été créé et affiché l’échafaudage ci-haut, quand on s’y gausse du bon usage…
 
nota c : je ne pense pas que le tout soit tout à fait au point…
 
 
 
 
 
 
 
 
 

parfois, on naît dans un cercueil.

quand on a peur de la lumière.
on marche toute notre vie dans le même cercueil.

quand on a peur de la lumière.

on touche la pointe des clous, une à une.
 
 
 
 
 
 
 
…sera-ce l’année où on démettra Harper et ses politiques de cons, qui sabrent dans la culture, dans la santé, dans l’éducation – l’art de tuer un pays avant qu’il n’ait la force de se relever; sera-ce l’année où l’on mettra le pied au cul de Charest et ses magouilles, qui déguise la dictature ou l’autocratie en démocratie parce que le peuple québécois de toute façon… sera-ce l’année où bellement écoeuré on sortira de l’hiver mental, le poing haut, le pied ferme, le coeur certain, la bouche affirmative, parce qu’on sait ce qu’on ne veut plus mais mieux, on sait ce qu’on veut. Faut-il continuer de se prendre pour des Lemmings, jouer à se jeter du haut d’un précipice, d’un pont, d’un édifice, se lancer devant un métro, faire une tache avec une vie, combien de vies encore au fait, combien d’hommes, de femmes. tout un peuple se suicide, jour après jour, nuit sur nuit, sur des décennies parce que l’étouffement est plus terrible que tout. n’est-il pas temps, vraiment n’est-il pas temps? … parce que sérieusement, il reste combien de natifs québécois sur la population actuelle? … parce que sérieusement, quelle est la véritable proportion de la population québécoise qui parle et écrit le français? … parce que sérieusement, on a fait combien d’enfants … hormis ceux qu’ont été assassinés par des parents rendus complètement fous par leur vie? … parce que sérieusement, l’argent c’est tellement mais tellement plus important que de respirer, manger à sa faim, dormir tranquille, avoir le goût de faire l’amour, rire avec son conjoint, jouer avec ses enfants, être en santé, développer ses talents, les partager avec la société, les offrir au monde afin de le rendre un peu meilleur… un peu meilleur..
 
 
 
 
 
 

il n’y a pas à dire, vraiment, outre que si la loutre disparaît, combien de créatures auront bien avant disparu…

__________________________________________________________________

voici l’année nouvelle (l’attendions-nous) enroulée de mille prophéties* et voeux d’accomplissement
car n’est-il pas dit que la complète révolution - Terra autour de Sol – signe le début d’un cycle?
 
1)
aucun prophète n’est sur la montagne
à faire un discours public
aucun prophète, non,
mais il en est un qui dort dans la pierre
sur le ventre de la plaine
qui dort dans la neige d’un Everest
dans son rêve se mêlent des images
des sens des lieux, tout est tout
et la parole vient mais il ne sait d’où:
 
penche-toi sur le ciel où 
des fruits ronds et parfaits s’alignent
vois ce rayonnement soudain
- chant coloré des sphères - s’éteindre
comme ton souffle aboutit son expiration
Terra expire sa fluorescente mélopée
regarde, sa couronne s’amenuise
regarde, les fléaux, les petitesses, la folie,
n’es-tu pas toi-même dans l’épuisement de ton rêve
envahi d’ombres ou de spectres?
toi, sensible, maintenant exacerbé
comme si le doute grugeait tes os,
pâle et indécis, n’as-tu pas perdu ta route…
 
que ce souffle cesse une seconde une éternité
que ce coeur unique et brûlant s’immobilise
 - le sien le nôtre entre deux battements -
tu sauras le prix de la seule aspiration
et le prix du renversement du monde
 
*
 
2)
 
Le chant d’Élia
 
 
un prophète ou une chenille est-ce important
la chenille se transformera, chrysalide en papillon
mais le prophète que devient-il? – nul ne le sait
 
 
Nous attendons que le Rêve soit clair
clair de nuit quand l’astre blanc luit
Nous voudrions savoir où la salamandre
où elle cache son feu véritable
Nous désirons revoir voler les Dragons
Dragons dont la parole ouvre l’avenir
Nous … attendons encore le Messie
Messie nous te tuons toujours le même jour
Nous dessinons le monde sans savoir
sans savoir que le monde nous dessine
Nous traçons des cercles de craie
pour que les cercles de craie s’animent…
 
 

regarde, je t’ai dessiné des cercles bleus, là tu vois, il faut passer dans chacun pour rejoindre le soleil, quand tu es rendu au soleil, tu tournes trois fois dans le sens inverse des aiguilles de ta montre. ensuite? et bien ensuite tu fais un voeu! mais pour qu’il se réalise, fais bien attention, parce que si ton coeur ressent quelque chose et que ta tête n’y est pas, ce sera très très grave, peut-être même que tu pourrais en mourir … c’est sérieux le jeu des cercles. es-tu prêt?

..nous traçons des cercles de craie
pour que les cercles de craie s’animent
nous devenons le cercle des cercles
des cercles nous sommes les enfants
nous sommes bleus, bleus comme le ciel
le ciel transparent sait mon voeu…
nous attendons que le Rêve soit clair
clair de nuit quand l’astre blanc luit!
 
*
 
3)
 
Météor sourit. Il ressent une montée intérieure mais il ne sait pas la définir. Est-ce de la joie? Est-ce? Depuis le début, le sien, finir et définir lui sont étrangers. Commencer, fendre l’espace, foncer, poursuivre et luire, ça, c’est bien clair pour lui, mais le reste? Peut-être est-ce simplement parce que le mot finir ne fait pas partie de sa destiné? Ou plutôt parce qu’il refuse d’une manière absolument intrinsèque d’entrevoir l’infime ombre d’une telle possibilité? En effet à cette seule pensée, une part de lui rougeoie. «Quelle idée, finir! Finir de traverser l’infini? Impossible!» Depuis un long moment déjà, il contemple Nébula, ses voilures et ses beaux cheveux où par centaines de millier brillent des soleils parfaits. Certains aspects l’entraînent malgré lui, malgré sa vélocité. Il a appris à ses dépends que des attractions peuvent lui coûter. Mais Nébula, ho Nébula est si irrésistible!
 
 
 
 
___________________________________________________________________
 
* « que les prophéties se réalisent»  Florian Tomasini
 
 
nota: ce titre à été inscrit dans un module de recherche pour aboutir sur ce blog, et n’est donc pas de moi.
 
 
 
 
 
rappelle-moi d’aller revendre les bouteilles vides au dépanneur
5 sous pièce et une grimace au comptoir pour le tenancier morne
rappelle-moi de descendre les poubelles et le bac à récup le mardi
que le cueilleur d’ordures ménagères répandra dans la rue pour sûr
rappelle-moi de laver la vaisselle que deviendrions-nous sans
parce que manger sur les carreaux blancs ça ferait pareil mais!
rappelle-moi de remplir la grande gueule du vieux lave-linge
qu’il nous chante une heure de musique en tchick-zing tchick-ch
rappelle-moi de mettre le sac dans l’appareil aspiratoire
que les poussières s’emprisonnent au lieu s’envoyer en l’air
rappelle-moi que de nourrir le chat d’y remettre de l’eau fraîche
c’est mieux que de me faire déglinguer mes godasses neuves
rappelle-moi de ranger le carton de lait dans le frigorrotruc
parce que le matin le caillé dans mon café ça me dégueule
rappelle-moi de repasser les plis des pans de ma belle chemise
que j’ai pas l’air sapé d’travers avec ma bouille d’andouille
mais rappelle-moi que tu m’aimes que je suis encore vivant
ouais parce qu’autrement tout ça c’est vraiment trop chiant
 
 
 
 

les oiseaux vont dans la nuit

note explicative:
le texte qui suit n’est pas un poème proprement dit
il s’agit d’un essai simultané allemand-français
dont 20 heures d’afilées ont été nécessaires puisque
je ne parle pas allemand, donc c’est en fait
le procédé de la traduction de la traduction
jusqu’à ce que la traduction ne “bouge plus” en
passant d’une langue à l’autre, construisant de part et d’autre
les vers à partir d’idées/images non fixes
( comme  je ne suis pas du tout certaine du résultat, merci de votre indulgence et/ou du contraire)

______________________________________________________________________________

 

 

Vögel gehen in der Nacht

Sie sehen und in den Himmel hören
blaue Vögel
Aber sie haben nicht hören
sie haben nicht hören
Sie sehen und in den Himmel hören
Außer sie nicht verstehen,
den Flug der Vögel
in den blauen Himmel
den Flug der schönen Vögel

Vögel fliegen
Sie fliegen!
blaue Vögel
außer dass sie nicht verstehen
…sollten wir sie töten?

Nacht und die Vögel sterben
…sie kann dich nicht hören

……………………………………..

les Oiseaux vont dans la nuit

Vous voyez et entendez dans le ciel
les oiseaux bleus
Mais ils n’ont pas entendu
ils n’ont pas entendu
Vous voyez et entendez dans le ciel
Sauf qu’ils ne comprennent pas
le vol des oiseaux
dans le ciel bleu
le vol des beaux oiseaux

Les oiseaux volent
Ils volent!
Les oiseaux bleus
sauf qu’ils ne comprennent pas
…devrions-nous les tuer?

la nuit et les oiseaux meurent
…ils ne peuvent plus vous entendre

 

 

 

 

Pour Bui*

par Bui*
avitaillant l’autriche ravivant le fourbi
mercredi 09/11/2011 23:
Satisfaisant ses cloques
c’est tunique porc-épic
et brushing de caniche
tel est ce sycophante

tessons et dévotions
ranimant l’aplani
et ses crocs couronnés
de vertueux méfaits

balmoral comblanchien
loopings et ciels de lits
par capon prohibons
l’ inestimable infâme

qui corrode et plastique
dépucelant le jargon
le mors si fort serré
de l’aphone boursouflé

*
*
*
*
jeux de mains – jeux de Loutre
:
1)
vendredi 11/11/2011 15:04
[ l'autant fourbi avivant l'actrice ravie et taillée ]
:
de l’aphone boursouflé le mors si fort serré dépucelant le jargon qui corrode et plastique
l’ inestimable infâme par capon prohibons loopings et ciels de lits bal moral comblant chien
de vertueux méfaits et ses crocs couronnés ranimant l’aplani tessons et dévotions
tel est ce sycophante et brushing de caniche c’est tunique porc-épic Satisfaisant de ses cloques
**********************************************************
2)
dimanche 13/11/2011 18:31
[l'art triche à vivant l'au temps ravi, taille la fourmi]
:
de l’art fun bourre et souffle le mortifère
serfs et des pus scellants le jargon
Kico rôde et place sa trique
l’in estime able in fame
par Capone! pro-hiboux loups pigs and…
tel le lit moral, le blacon blanc chie
de verts tueurs!
- « Maye, faites escrocs, cous rognés rats minés
la planète son T. »
dévôts, Sion, télé
ce cirque aux fentes
brush in the crâne
niche ses tunnes Porky Satisfaction
décès
Clock
***************************************************************
3)
dimanche 13/11/2011 19:17
à vie taillant l’autre riche, ce rat vivant, le fourre (bis)
- surtout le mercredi*

 

Satis faisant ses claques
cette unique pire époque
et Bashung mécanisme
télé est sic au phone

test sons et d’Ève-as-ions
anima l’appât nie
esses crocs couronnés
des vers tueurs effraient

balle morale comble l’ancien
Lou sings et skies lift
parlent: caps, ponts – pro-ribbons
l’inné steemed fable infâme

Kiko rope and plastic
dépucelant le jar gonG
le mord si fort sert et
de l’I-phone le boursoufle

************************************************************
Un Blog WordPress.com. | Thème : Motion par volcanic.
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.